Concours National de la résistance et de la déportation 2018


Tous les ans, le lycée participe, sous l’impulsion du professeur d’histoire géographie Benoit Onillon, au concours national de la résistance et de la déportation.

Cette année, dans la catégorie "réalisation d’un devoir individuel en temps limité" en lycée, Paul Fort-Blouin, élève de 1ere ES, et Laurie Ngarassi, élève de 1L ont été reçu respectivement 1er et 2nde.

Ils ont reçu leur prix lors d’une cérémonie organisée à la préfecture des Deux Sèvres, en présence de Mme le Préfet et de M. le Directeur académique.
Paul et Laurie ont fait l’un après l’autre, un discours très remarqué qui sont reproduits ci-dessous.

Discours de Paul Fort Bouin :

S’engager, Libérer, France

J’ajouterais, honneur, fierté, volonté, mais solitude, exclusion, lutte, mort.

Nous ne sommes pas ici aujourd’hui par un hasard mystérieux, par
l’acquiescement aveugle, nous ne sommes pas ici par la révérence à la peur. Par
l’acceptation de l’humiliation. Nous sommes ici aujourd’hui parce que des
femmes, parce que des hommes ont eu le courage de se donner à un combat
suprême allant parfois jusqu’au sacrifice ultime. En résistant, avec toujours une
même pensée en tête, un sentiment plus fort que tout. Une flamme sacrée
consumant sur son passage la peur et le doute laissant ainsi une terre fertile où
purent pousser le courage la détermination et l’amour. Un amour qui résonne
aujourd’hui en moi et qui je le sais, résonne en vous. Cet amour, c’est celui pour
une patrie, celle de l’humanisme, et celle des lumières. Vous y penserez comme
moi. C’est l’amour pour la France.

L’amour donné volontiers pour des valeurs en lesquelles ils se
reconnaissaient, pour une culture et pour une fierté que les années n’avaient pas
pu aliéner. Leur combat pour que nos vies aient un sens. Leur mémoire et notre vie
pour que leur combat ait eu un sens. Parce que le peuple de France est fier, il est
orgueilleux, il est résistant, il est révolutionnaire mais par dessus tout, parce que le
peuple de France est libre.

Nous n’avons en concourant à ce prix fait rien d’autre que notre devoir, celui
de se souvenir, et du mieux que nous l’avons pu, d’honorer nos héros, du
chuchoteur de messages des Deux-Sèvres jusqu’aux chefs de la grande
Résistance à Londres ou en Afrique. Parce que chaque action, si petite fut elle eut
une importance cruciale dans cet engagement pour libérer la France. Nous devons
faire du combat de ces résistantes et de ces résistants un exemple pour tous qui
ne vieillira pas, une histoire de ce qu’est la fierté d’appartenir à notre France, qui
ne vieillira pas tant que nous serons là pour la raconter à d’autres qui la
raconteront à leur tour.

En ce jour je pense à Yves, Auguste, Georges, Marthe, Armandine, Anna,
Jules, Marius et tant d’autres encore, ce sont les figures de ma famille qui ont avec
leurs moyens résisté et oeuvré pour que la France retrouve son territoire et sa
dignité.

Et c’est bien parce que nous sommes leurs enfants, leurs héritiers que nous
devons et devrons toujours être fier d’eux et de leur sacrifice. Lucie Aubrac disait
“Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent.” Alors que chaque
personne qui se reconnaisse dans les valeurs de nos héros, de ces résistants de
France et d’ailleurs continue de croire et d’espérer, de vivre et d’aimer, de se
souvenir et d’honorer. Au nom de ceux-la je dis, mes amis, mes amis, soyons fiers
de continuer de résister, de s’indigner et de croire en la symbolique de ce qu’est et
ce qui pour toujours en nos coeurs restera « être français ».

Merci.

Discours de Laurie Ngarassi

Si aujourd’hui nous sommes présents c’est aussi et surtout pour honorer la mémoire de celles et ceux qui ont choisi de s’engager pour libérer la France.
En participant au Concours National de la Résistance et de la Déportation , j’ai rendu hommage à ma manière, à ces hommes et à ces femmes qui ont décidé d’obéir à leur conscience plutôt qu’aux ordres.
Ces hommes et ces femmes ayant choisi l’individu contre le collectif , faisant preuve d’abnégation jusqu’à sacrifier leur propre vie .
Lucie Aubrac disait que" le mot résister doit toujours se conjuguer au présent ".
En effet , la nécessité de perpétuer le devoir de mémoire envers les Résistants est plus que nécessaire pour se souvenir de ces parcours si singuliers et de ce qui ont accompli.
De Fabrice Eboué à Léonce Vieljeux en passant par Germaine Tillon.
Ils ont chacun à leurs tours , résisté , refusé,fait “quelque chose “ pour lutter contre un ennemi qui leur était commun.
La France doit sa libération à celles et ceux qui vivaient dans le territoire occupé mais aussi à l’appui indéfectible des troupes coloniales et des forces françaises de l’extérieur.
Grâce leur courage et parfois leur héroïsme , la France a pu connaître la Liberté et son statut restauré.
À présent j’aimerais remercier , Monsieur Onillon pour nous avoir Paul et moi enseigné sur cette période de notre Histoire si passionnante et complexe. Les connaissances acquises vont pour sûr pouvoir être réinvestis .
J’aimerais également remercier Paul pour l’aide et le soutien qui m’a apporté . Il mérite ce prix.
J’aimerais aussi remercier le Concours National de la Résistance et de la Déportation qui entretient le devoir de mémoire , il permet aux élèves comme moi, de toute la France d’accéder à une connaissance approfondie de thématiques variées liées à la Seconde Guerre Mondiale en France
.



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